jeudi 22 octobre 2009

Déménagement!!!!

Bonjour, ce blog a changé d'adresse, vous pourrez désormais me lire en français, en anglais, en espagnol et en chinois à cette adresse:
http://ceriseintaipei.blogspot.com/

A bientôt!

lundi 19 octobre 2009

Publication des Ecrits chrétiens chinois conservés à la BNF


Au début octobre, l’Institut Ricci de Taipei a publié une collection de 26 volumes d’écrits chrétiens chinois conservés à la Bibliothèque Nationale de France. Les éditeurs de la collection sont Nicoals Standaert et Ad Dudink (Université de Louvain) et Nathalie Monnet (Bibliothèque nationale de France)

Tous les textes reproduits ici ont été publiés ou écrits avant 1820, et sont uniques ou très rares. La présente publication reproduit quelque 190 textes, qui ont été classés par sujet. Ils reflètent les préoccupations des publications chinoises sur la science occidentale et la religion aux XVIIe et XVIIIe siècles. Ces écrits couvrent un large éventail de sujets tels que l'anatomie, la philosophie aristotélicienne, la géographie et l'astronomie, ou encore un traité sur les tremblements de terre, des biographies des missionnaires et les convertis, des mémoriaux et des édits.

L'histoire de la collection chinoise conservée à la Bibliothèque nationale de France s'étend sur trois siècles. Les quatre premiers imprimés chinois entrés dans la Bibliothèque Royale en 1668, grâce à l’achat de la collection de Mazarin (1602-1661). Plus tard, en 1684, Philippe Couplet S.J. (1624-1692), accompagné par un converti chinois, Michael Shen Fuzong, offre plusieurs volumes à Louis XIV lors de leur audience avec lui à Versailles.

En 1697, la Bibliothèque royale ajoute une importante collection de livres chinois: 312 fascicules cousus, portant sur 22 titres, que Joachim Bouvet S.J. (1656-1730) rapporte de Chine. En 1700, à son retour de Chine, Jean de Fontaney S.J. (1643-171) ramène d’authentiques écrits de cour publiés par l’Imprimerie impériale située dans la Cité Interdite. En 1708, 113 nouveaux volumes, de très belles éditions en mandchou, sont incorporés à la Bibliothèque. Rédigé en français, le premier catalogue de ces écrits a été établie par Huang Jialüe (Arcade Hoamge ou Hoang), quelques mois avant sa mort en1716. Huang est né en Xinghua (Putian) dans la province de Fujian en 1679 et élevé par des missionnaires pour devenir prêtre. Il vient en France en compagnie de Mgr Artus de Lionne, MdPE (1655-1713), et vit à Paris de 1711 à 1716.
Cette publication est donc un témoignage fascinant sur l'histoire du christianisme chinois ainsi que sur une collection unique conservé dans l'une des plus grandes bibliothèques du monde.

jeudi 10 septembre 2009

Les Sept Crises de l'Humanité - Lettre d'information eRenlai Septembre 09

Chers amis,

C'est dans l'adversité que nous découvrons nos faiblesses et nos forces, notre petitesse et notre grandeur. L'homme peut plier et succomber, cependant, selon la formule de Blaise Pascal, "il est un roseau pensant. [...] Quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu'il sait qu'il meurt, et l'avantage que l'univers a sur lui, l'univers n'en sait rien". Ainsi, essayons d'user de toutes nos facultés, pour agir, réagir, formuler nos pensées et les partager... Réfléchissons ainsi avec Benoît Vermander sur les conséquences du typhon Morakot qui a récemment dévasté Taiwan. De même, apprenons-en plus sur l'aide communautaire dans le village de Zhongliao (Taiwan) et, avec Marcos Gava, un nouveau contributeur d'Argentine, imaginons ensemble comment pourraient être recyclés et réhabilités nos déchets électroniques.


Le Focus de ce mois-ci nous invite à prendre les crises que nous affrontons dans leur globalité. Benoît Vermander recourt au mythe d'Hercule et de l'hydre de Lerne pour évoquer l'imbrication des problèmes auxquels est confrontée l'humanité aujourd'hui. Conduits par cette pensée, les contributeurs d'eRenlai font part de leurs idées sur l'amenuisement des terres arables en Chine (Cerise), sur les aspects positifs et négatifs de la titrisation (Felipe Lozano); ou encore, nous vous proposons une lecture de la dernière encyclique papale, Caritas in Veritate, un texte qui devrait intéresser les économistes et les banquiers. Par ailleurs, Nick Coulson expose son intérêt pour le glanage, un concept et une pratique qui semblent pouvoir couper plusieurs têtes de l'hydre à la fois.


Et afin de nous sortir un peu de la tourmente, nous vous invitons à une petite escapade musicale: découvrez l'Orchestre de Musique Traditionnelle Chinoise de Shanghai, une formation qui mélange les genres, les lieux et les époques. Suivez aussi Nakao Eki au Festival de Musique de Salzbourg où résonne la sonate des "Trilles du Diable".


Nous espérons que ce numéro d'eRenlai vous donnera de l'énergie pour démarrer la nouvelle année scolaire. Restez en ligne car nous vous réservons encore des surprises très prochainement.

mercredi 22 juillet 2009

Un peintre sichuanais croque Taiwan

Cet été, nous vous invitons à découvrir Taiwan à travers les dessins et croquis du peintre sichuanais Li Jinyuan. Ami de longue date de l’Institut Ricci et d’eRenlai, il a accepté notre invitation et est ainsi venu passer trois semaines sur l’île qu’il a visitée de fond en comble ! Il a été particulièrement inspiré par la côte Est et l’île des Orchidées, par la forêt séculaire d’Alishan, la beauté majestueuse de la montagne de Jade et les scènes urbaines de Taiwan.
Ses dessins reflètent de manière captivante la beauté naturelle de Taiwan et de ses habitants ainsi que la façon dont un peintre chinois réagit face à un environnement qui lui est à la fois proche et étranger. Car il ne s’agit pas seulement d’évoquer l’art de la peinture mais aussi l’interaction culturelle, ce que l’on a ou non en commun… Par ailleurs, Li Jinyuan est avant tout un artiste remarquable et les nombreux croquis qu’il a réalisés durant son voyage sont aussi un superbe cadeau que nous vous offrons pour stimuler votre créativité et nourrir votre inspiration !
Vous pourrez découvrir dans notre section éditoriale deux nouveaux contributeurs : Nick Coulson, qui a assisté à la reconstruction des maisons de la tribu Sa’owac dans le comté de Taoyuan près de Taipei, et Cireneo Matulac qui a accompagné des membres de l’ONG « New China Link » dans un village de la province de Guizhou. Jacques Duraud nous rapporte des nouvelles du village de Yangjuan où les problèmes d’approvisionnement en eau potable sont toujours présents. Depuis le 1er juillet, Ma Ying-jeou cumule les fonctions de président de Taiwan et de son parti, le KMT, Benoît Vermander s’interroge sur la résilience du modèle de gouvernance instauré par un Etat-Parti. Par ailleurs, Roy Berman nous fait visiter le « Temple des Liens Rompus » à Kyoto.
En outre, le père André Lefebvre, un jésuite canadien enseignant la psychologie à Taiwan, a compilé sur le thème de la psychologie transpersonnelle une bibliographie gigantesque totalisant plus de 22 000 titres sur plus de 1000 pages. La bibliographie est consultable sur notre site ici.
Nous vous souhaitons un très bel été, restez en ligne sur eRenlai car nous vous réservons encore des petites surprises tout au long des deux prochains mois !

lundi 8 juin 2009

My Only Love

Je l'ignorais totalement mais l'un des clips de Bob Sinclar a été tourné à Taipei dans le plus pur style années 90. C'est tout de même amusant de constater que ça n'a pas tant changé en 10 ans, les jeunes se frôlent toujours pudiquement la main dans le métro en se regardant avec des yeux de veau alangui:

My Only Love de Bob Sinclar
http://www.dailymotion.com/video/k24JgtQdx6s3Ahd2qk

N.B. Les scènes ultra kitsch dans les studios télés ne sont qu'une partie de l'iceberg, voir le début du mini-doc sur KPS (eRenlai): http://www.youtube.com/watch?v=XFOmf7qp6sU

mardi 2 juin 2009

我看到

appel raté à 3 heures du matin, insomnie matinale, essai de traduction d'un texte sur l'amitié
Extrait de Panorama de la vie humaine, Yu Qiuyu

J’ai vu que sous la plus sublime des lueurs lunaires, les vallées sont des déserts
Et que les bras les plus intimes étreignent des amitiés orphelines

J’ai vu que les plus belles rencontres au soir de sa vie sont les adversaires de sa jeunesse
Et que les vieilles rancœurs les plus tenaces sont dirigées envers les amis de longue date

J’ai vu que les pactes les plus fermes sont conclus par intérêt
Et que les séparations les plus nettes sont décidées par amour

J’ai vu qu’il est plus aisé de se réconcilier après une guerre de cent ans
Que d’oublier un mot fâcheux

J’ai vu que les amitiés les plus quelconques s’exacerbent dans les flots de l’alcool
Tandis que les affections les plus nobles s’épurent sous les traits d’un pinceau pudique

J’ai vu que les gens de peu se précipitent au chevet des mourants
Quand les vrais amis n’apprennent les mauvaises nouvelles qu’au dernier instant



《人生風景》(余秋雨)

我看到,被最美的月光籠罩著的,總是荒蕪的山谷。
我看到,被最密集的「朋友」簇擁著的,總是友情的孤兒。

我看到,最興奮的晚年相晤,總是不外於昔日敵手。
我看到,最怨憤的蒼老歎息,總是針對著早年的好友。

我看到,最堅固的結盟,大多是由於利益。
我看到,最決絕的分離,大多是由於情感。

我看到,最容易和解的,是百年血戰。
我看到,最不能消解的,是半句齟齬。

我看到,最低俗的友情被滔滔的酒水浸泡著,越泡越大。
我看到,最典雅的友情被矜持的水筆描畫著,越描越淡。

我看到,最早到臨終床前的,總是小人。
我看到,最後被告知噩耗的,總是摯友。

mercredi 6 mai 2009

Ecoutez le chant des grenouilles

Tititititititiiiiiii.... keurôakeurôa! twoutwou? twoutwoutwou!

J'essaye seulement de retranscrire le chant des grenouilles entendu sur Arte Radio: Yannick Dauby, artiste sonore vivant à Taiwan, a enregistré quelques unes des 32 espèces de grenouilles présentes sur l'île... Petite symphonie batracienne pour se plonger dans la moiteur nocturne de Formose (j'ai l'impression que ça se passe la nuit mais j'ai peut-être tort)

"Brillants comme les yeux des grenouilles"
http://www.arteradio.com/son.html?400770


(image empruntée sur ce site: http://edu.ocac.gov.tw/biweekly/459/english4.htm)

jeudi 23 avril 2009

Une chance sur...

Photo de Roy Berman

Le hasard joue des tours auxquels il est parfois bon de se laisser prendre... Il y a deux mois, à un dîner d'amis, alors que je bavarde avec mon voisin de table, nous nous rendons compte mutuellement que nous habitons sur les deux flancs opposés de la même montagne; en guise de plaisanterie, nous nous proposons de nous retrouver un jour au milieu de cette montagne.

Il y a deux semaines, alors que je me remettais d'un week-end agité par une marche revigorante dans la montagne derrière chez moi, je rencontre précisèment ce même français à l'endroit que nous nous étions dit et sans nous concerter. En même temps, un ami espagnol rencontré à Taipei mais habitant maintenant à Barcelone rencontre dans une fête mon frère en goguette hors de France pour quelques jours... Je ne peux que reprendre le message de mon pote: "le monde est un mouchoir" (el mundo es un panuelo).

En fait les statisticiens et faiseurs de probabilités disent que ces rencontres "improbables" sont de simples coïncidences dûes aux lois des "très grands nombres". Ainsi par exemple, il y a de fortes chances qu'un inconnu rencontré lors d'un voyage connaisse aussi une personne qui vous est familière. Comment cela est-il possible? Mettons que deux personnes lambda connaissent 1000 personnes chacune, sur une population de 50 millions d'habitants, elles ont 1 chance sur 50000 de se connaître; les probabilités augmentent encore davantage qu'elles aient un ami commun (1 sur 50) et il ya 99 chances sur 100 qu'elles soient reliées par une chaîne de deux personnes.

Cependant, ces réponses mathématiques peuvent paraître décevantes au vu de la complexité du réel. Finalement, la manière dont nous interprétons et vivons ces événements a priori fortuits, n'est-elle pas plus intéressante? Faire preuve de scepticisme ne serait une démarche constructive que si nous faisons appel à toutes nos facultés d'analyse...Il en est de même des statistiques dont l'actualité nous abreuve, "privilégier l'usage des chiffres et des statistiques nous rend plus sensibles à la quantité qu'à la qualité" dit Benoît Vermander dans son article (Figures and Reality), "Les statistiques nous font oublier de nous interroger sur la raison des choses".

Ainsi, si nous revenons au cas des corrélations arbitraires, ce n'est peut-être pas le caractère fortuit de la rencontre qui importe, mais les suites de cette rencontre et la manière dont cela influera, ou non, sur ma vie.

jeudi 9 avril 2009

Imaginer pour changer Taïwan

Au mois d’avril, nous célébrons le pouvoir bénéfique de l’imagination. Qu’il s’agisse du domaine des sciences, des arts ou des mouvements sociaux, rien de nouveau ne peut émerger et encore moins survenir si nous ne sommes pas capables d’imaginer de nouveaux théorèmes, de nouvelles visions, de nouvelles manières d’agir ensemble et de nouveaux rêves pour le futur. En temps de crise, il paraît d’autant plus nécessaire d’imaginer de nouvelles solutions et de nouveaux modes d’action. Aussi le Focus de ce mois-ci est-il dédié à la manière dont certains emploient l’imagination comme force de changement, en Asie en général et à Taiwan en particulier :

Julia K. Anderson nous enjoint à exiger un peu moins de perfection et un peu plus d’imagination dans l’éducation des enfants, tandis qu’Andreas Gursch, dans une autre courte vidéo, nous raconte une expérience imaginative mise en œuvre dans la province du Guangdong et faisant appel à la participation civile.

La littérature et la science fiction ont souvent anticipé les inventions scientifiques ; Hubert Kilian partage sa vision futuristique de Taiwan, 25 ans après. Moi-même, je raconte l’histoire d’un vieil homme qui fait appel à son imagination pour remplacer sa mémoire perdue.



Nos contributeurs ont tous laissé libre cours à leur imagination : ne manquez pas les articles et les photos de Joe Russo, Bendu et Alice Lin.

mardi 10 mars 2009

Milkshake à la banane



J'ai déjà évoqué à plusieurs reprises mon statut de " banane" (voir Egg or Banana), i.e. d'asiatique d'outre-mer. Alice qui travaille pour eRenlai avec nous depuis le mois de Décembre est elle aussi une banane de provenance très exotique et peu commune car elle est née à Taiwan (dans la ville de Hualien sur la côte est), elle a grandi en Namibie et en Afrique du Sud avant d'aller faire ses études en France et de revenir s'installer à Taipei ! (elle détaille d'ailleurs un peu plus son parcours dans son article sur le syndrome du zugunruhe, ou le syndrome de l'oiseau migratoire).

Alice a interviewé 4 jeunes hommes d'origine asiatique ou métisse (pas moches d'ailleurs) et ayant grandi aux Etats-Unis ou en Europe en leur posant des questions sur leur identité et sur leur apparence, comment ils se perçoivent eux-mêmes, comment il sont perçus par les autres ici et là-bas... C'est intéressant de comparer les expériences et aussi la sienne. J'avoue qu'il y a parfois des inconvénients à être une banane à Taipei car les étrangers en général possèdent encore (mais pour combien de temps !) une aura particulière. Mais je sens aussi que c'est un grand avantage de passer inaperçu, d'avoir la liberté d'être considérée d'emblée sur un pied d'égalité et non pas comme un être a priori différent. C'est ainsi un atout indéniable d'être considérée comme une taïwanaise par les taïwanais bien que mon accent bizarre me trahisse souvent par la suite (et quand mon chinois est rouillé, j'ai même droit parfois à des regards voire des réflexions qui disent : "j'ai affaire à une demeurée").

A Paris, par contre, l'on m'a fait une fois une réflexion étonnante, quand j'ai été complimentée sur mon très joli accent en français!

mardi 3 mars 2009

Mon Visage, Moi (extrait de la lettre du mois de mars)


Est-ce mon apparence qui me définit en premier ou est-ce plutôt l’inverse ? Aussi notre Focus intitulé « Mon Visage, Moi » porte-il une touche très féminine ce mois-ci. Diverses contributrices nous présente d’une manière esthétique leur conception du lien entre identité et apparence : Aimée Hsu est peintre et maîtrise aussi l’art du maquillage, elle nous décrit ici l’art d’appliquer des couleurs sur un visage. Aurélie Kernaléguen est allée enquêter sur la chirurgie esthétique à Taïwan tandis que Wen-chun Kuan nous fait partager l’intimité de ses autoportraits photographiques. De son côté, Alice Lin se demande si la beauté est mathématique et constate que les apparences sont souvent trompeuses quand il s’agit des jeunes asiatiques d’outre-mer.

Pour vous, eRenlai s’efforce de mettre en ligne régulièrement de nouvelles créations vidéos : chaque semaine, nous vous invitons à visionner notre commentaire sur la homepage. Parmi nos éditoriaux du mois de mars, nous vous proposons de courtes vidéos rapportées d’un village situé dans la province du jiangxi en Chine : pourquoi ne pas démarrer avec Good morning Changxi village! ou Le Forgeron ? En outre, ne manquez pas le récit du prêtre Jésuite Andres Diaz de Rabago âgé maintenant de 92 ans et ayant vécu en Chine, aux Philippines, au Timor Oriental et à Taïwan. D’autres vidéos, articles et animations Flash abordent les sujets de l’enseignement des langues ou le décès récent du maître bouddhiste Sheng Yen.

mercredi 11 février 2009

Le carnet magique de Tafalong


L'an dernier, j'ai participé à la réalisation d'un documentaire se déroulant dans un village aborigène situé sur la côte Est de Taiwan. Cette expérience a été pour moi l'occasion de mieux connaître une partie à la fois géographique et culturelle de l'île. Taiwan reconnait en effet officiellement 14 peuples aborigènes dont celui des Amis, mais on ressent relativement peu leur présence à Taipei. L'expérience entière mérite plus qu'un simple post de blog (et fera d'ailleurs peut-être l'objet d'un récit plus long), je vous laisse d'abord "feuilleter" le site créé par Nicolas Priniotakis (en charge de notre nouveau département audiovisuel) et cliquer sur les liens mentionnés dans l'extrait de la newsletter de décembre ci-dessous:

http://erenlai.com/tafalong/

(Lettre de Décembre)
Tafalong est habité par le peuple Amis, l’un des quatorze groupes aborigènes de Taïwan. Nous avons suivi pendant toute cette année une jeune femme Amis, Nakao Eki, qui pour la première fois en neuf ans est retournée dans son village : de cette expérience, nous avons tiré un film documentaire, intitulé « On the Fifth Day, the Sea Tide Rose* », et dont vous retrouverez certains moments forts ce mois-ci sur notre site. Vous pourrez notamment y découvrir une nouvelle manière de narrer et d’écouter l’histoire orale des peuples aborigènes d'Asie.

Le grand-père de Nakao chante un air ancestral qui raconte les origines du village de Tafalong : Tafalong a niyaro.

Un autre personnage important du film est Haruko, la tante de Nakao, qui a perdu récemment l’un de ses fils. Elle et ses petites-filles revêtent ici les costumes traditionnels Amis pour entonner un dernier chant d'adieu avant le “Ilisin”, une fête durant laquelle les hommes de la tribu dansent en mémoire du fils décédé d’Haruko.

Soyez le témoin d’un spectacle insolite : des femmes âgées de Tafalong se réunissent chaque semaine dans la cour de l’église catholique et font revivre leur enfance par l’intermédiaire des kimonos qu’elles portent et des comptines qu’elles chantent, dans un mélange de religiosité et de divertissement.

mercredi 21 janvier 2009

Prédictions pour l'année du bœuf

L'année du bœuf commence samedi. Qu'elle vous soit propice !
Sur eRenlai vous trouverez un édito vidéo en français de Benoît Vermander qui se risque à émettre trois prédictions pour la Chine au seuil de cette année.

http://www.erenlai.com/index.php?aid=2184&lan=3

mercredi 26 novembre 2008

Le travail, c'est la santé


Depuis que je me suis inscrite à un club de gym, je suis devenue une vraie loque. Trois fois par semaine, je quitte mon bureau et traverse la rue pour me rendre dans un centre sportif portant le nom d'un état ensoleillé des Etats-Unis (dix balles pour celui ou celle qui trouve). On pourrait d'ailleurs s'étendre longuement sur le nom choisi, évocateur de jeunes surfeurs bien balancés, aux dents éclatantes de blancheur pour mieux contraster avec le bronze de leur peau. Mais dès qu'on pénètre dans les lieux, c'est une toute autre chanson qu'ahanent les sportifs en salle: vêtus de leurs plus beaux survêts, ils s'acharnent sur des machines électroniques qui affichent des coeurs, des losanges et des rythmes cardiaques. C'est la foire à la montre, à qui arbore les plus gros biceps et les plus larges auréoles de sueur. C'est la souffrance et l'effort qui font la loi et moi-même j'avoue m'être prise au jeu bien que je n'aie pas -encore- poussé le vice à m'affubler de la tenue complète : je n'ai ni les baskets de marque, ni les petits gants pour soulever les haltères. Etant nouvellement inscrite, on m'a, par contre, gentiment accolé un " personal trainer" qui essaye à tout prix de me motiver à acheter des séances d'entrainement privé. Après m'avoir longuement expliqué que je j'ai du gras partout et du muscle nulle part, mon "personal trainer" met mon petit corps chétif à rude épreuve et voilà trois jours que j'essaye de m'en remettre, la seule position qui ne fait pas souffrir quand je suis debout étant celle du golfeur constipé, à savoir : le dos légèrement voûté et les fesses en arrière... Fort heureusement, je ne sens presque rien quand je suis assise à mon bureau devant mon écran d'ordinateur, je suis donc toujours apte au travail.


"Le travail, c'est la santé", comme chantait l'autre, "rien faire c'est la conserver, les prisonniers du boulot font pas de vieux os..." (Henri Salvador)


Je signale à ce sujet un petit article posté sur le site http://china-crossroads.com/ : Why China’s Economic Rise is Unhealthy, (Pourquoi l'essor économique de la Chine nuit à la santé) dans lequel l'auteur évoque brièvement les heures de travail et le rythme de vie frénétique auxquels sont astreints les cols blancs en Asie, expats compris. 80 à 100 heures de travail par semaine arrosées d'une bonne dose de café, d'alcool et de tabac car l'on se détend le soir et le week-end dans les boîtes, lounge bars et karaokés... Et pour se déculpabiliser de tous ces excès, on finit ensuite la semaine par une petite séance de tapis roulant! Pour ma part, mon club de gym aura eu ma peau, je ne suis plus bonne à rien ces temps-ci, j'ai même récemment abdiqué devant mes courbatures, refusant de boire une bière avec des amis pour rentrer chez moi m'affaler sur mon canapé et regarder des jeux télévisés japonais...


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Aurélie Kernaléguen (auteure de la photo) a réalisé l'interview d'un adepte du body building à Taiwan:


Le sport, le sang et la sueur (je m'exprime en vrac sur les joueurs de rugby français, le football féminin à Zanzibar)

mardi 12 août 2008

Renlai Mag à la librairie "Le Phénix" (Paris)

Tous ceux qui ont fait des études de chinois à Paris connaissent l'incontournable librairie Le Phénix située au coeur de Paris près des Halles! Certains savaient peut-être qu'on y trouve le magazine Renlai publié ici à Taiwan (donc, plus d'excuse, precipitez-vous-y vite!)



Ce mois-ci, ils nous font même l'honneur de le mettre en vitrine - JO obligent - comme indiqué en couverture : 身體.心靈.奧運會 (Le Corps, l'Esprit et les Jeux Olympiques)
A ce propos, je rappelle aussi mon petit texte écrit après avoir vu la finale de la coupe du monde de rugby cette année

lundi 9 juin 2008

Jeux de mots, jeux de ...vélos?

Il n'y a pas longtemps, j'ai retrouvé à Shanghai un groupe d'amis parmi lesquels il y avait des chinois venant de Shanghai -même, d'autres venant de Pékin et du Sichuan ainsi que des amis venant de Taipei et quelques étrangers. Nous nous amusions à comparer différentes expressions et mots de vocabulaires: par exemple "bicyclette" se dit "自行车" sur le continent (ce qui signifie (véhicule mû par lui-même)" alors qu'à Taiwan, il se dit "腳踏車" (véhicule à pédale). Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres! De plus, il ne s'agit pas seulement de différences de vocabulaire, on retrouve aussi des différences d'usage, d'accent et de prononciation.
En plus d'être grandement divertissant, ce jeu de comparaison m'a aussi frappée car j'ai déjà observé cette même pratique chez les hispanophones ; ils s'amusent eux aussi à imiter leurs accents respectifs et à comparer leurs différentes manières de parler. Ainsi en argentin, un "gars" se dit "un chabon", les colombiens disent "un man" (ou "un mancito", un "petit man"...), les espagnols "un pavo" (littéralement "une dinde")...

En parlant d'Amérique latine, ne manquez pas notre série de photos et d'articles sur le Brésil. Ma contribution particulière est mon remix de samba qui accompagne l'article de Roberto Ribeiro sur le carnaval de Bahia... Si vous vous sentez une âme d'artiste ou d'inventeur sonique, participez au concours d'installations audio-visuelles mis en place par Jose Duarte au Costa Rica!

mercredi 14 mai 2008

Chamanisme et Christianisme



Bonjour à tous,

En mai, un vent de spiritualité souffle sur eRenlai : explorez avec nous les liens entre chamanisme et christianisme en Asie du Sud-Est. Le Focus de ce mois-ci accompagne la publication d’un livre édité par Olivier Lardinois et Benoît Vermander, Shamanism and Christianity, religious encounters among indigenous people of East Asia (Ricci Institute, 2008), bientôt disponible sur la librairie en ligne d’eRenlai. Découvrez en avant-première des extraits de cette ouvrage inédit :

Ten Theses on Shamanism and Christianity
by B. Vermander

Korean Shamanism from Christian Perspectives
by Daniel Kister

Traditionalist health and healing in a Western and Christian world by Brian McCoy

Revival of Christianism and Shamanism among the Indigenous peoples of Siberia
by Tatiana Bulgakova

Par ailleurs, nous vous proposons de retrouver les temps forts de la conférence sur les “Ressources culturelles du developpement durable” organisée à Shanghai le 25 avril 2008. Lisez les contributions de
Michel Albert, Li Tiangang, Yao Dali, Wang Li ou Jérémie Rombaut entre autres … Nous y ajouterons très bientôt le son et la vidéo!

Nous nous permettons de vous recommander deux autres livres ce mois-ci :
Le Guide des temples bouddhistes de Chine (Indes savantes)
par Christian Cochini

La Chine, ou le temps retrouvé
Les figures de la mondialisation et l'émergence chinoise (Academia Bruylant)
par Benoît Vermander

mercredi 7 mai 2008

Asiatrip

Come-back de Cerise sur son blog qui périssait de mort lente d'avoir été laissé à l'abandon...
Je vais parler d'autre chose que d'erenlai et de moi-même pour une fois : du blog de Céline et de Guillaume qui s'en vont faire un tour d'Asie: back-packers au grand coeur, le fil conducteur de leur périple est de participer à différents projets humanitaires qui vont qussi décider de la suite de leur parcours!

Allez donc visiter leur site et les encourager:
http://asiatrotteurs.canalblog.com/

jeudi 13 mars 2008

Le dos de mon père

eRenlai consacre son focus du mois au thème de la paternité. En chinois, le magazine et le focus ont titré: 父親,不只有背影 , ce qui signifie "Un père n'est pas seulement un dos" (la traduction - de mon crû - n'est sûrement pas la meilleure, mais j'ai voulu garder la dimension involontairement comique de l'histoire).

En effet, le titre chinois fait référence à un texte apparemment incontournable des études secondaires à Taiwan : Dos (背影,
voir le texte original en chinois) de Zhu Ziqing (朱自清) (1925). Le narrateur raconte sa relation avec son père qui connait des déboires professionnels et affectifs : jeune garçon puis adolescent, il voit la déchéance financière de son père qui doit payer les funérailles de sa mère et pour cela hypothéquer la maison familiale. Un jour, le fils doit se rendre a Nanjing et le père décide de l'accompagner. S'ensuit une scène poignante durant laquelle le père du narrateur décide d'acheter des fruits pour que son fiston ait de quoi grignoter pendant le trajet. Le narrateur verse alors de chaudes larmes en évoquant la silhouette grassouillette de son père qui doit descendre un parapet pour aller acheter les fruits. Le texte s'achève ensuite sur la décrépitude du père qui devient acariâtre a la fin de sa vie et passe son temps à accabler de reproches son entourage.

Mon chinois n'est peut-être pas assez bon pour saisir toutes les subtilités littéraires du texte (il me faut en effet faire un effort d'imagination assez considérable pour percevoir l'aspect dramatique et poignant de la situation), mais je crois que je peux ressentir ce que tente de décrire le narrateur quand je me réfère à mon expérience personnelle : dire au-revoir a quelqu'un et avoir l'impression que c'est la dernière fois que l'on voit sa silhouette s'éloigner de dos. Ne dit-on pas en français que "partir, c'est mourir un peu"?...
Chers amis,

eRenlai ayant connu une forte hausse de sa fréquentation, nous avons changé de serveur et le site est encore plus rapide qu’avant. Lors de ce transfert, le site a connu quelques interruptions, veuillez nous en excuser.

Certains d’entre vous le savent déjà, Ricci/Renlai participe à l’organisation d’une conférence internationale sur « les Ressources Culturelles du Développement Durable » (le 25 avril à Shanghai), Monsieur Jacques Chirac sera l’intervenant principal.
Le programme détaillé en anglais ainsi que le formulaire d’inscription sont en ligne.

Ce mois-ci, réfléchissez avec nous sur
le sens de la paternité : pères et fils nous font partager leurs réflexions et leurs souvenirs.

Hubert Kilian vient tout juste d’être papa, il nous raconte son expérience. Chao Chin-chih évoque, lui, les joies et les peines d’élever son enfant seul.
Etre parent, c’est aussi éduquer. Ainsi, Bob soutient que nous sommes tous des «
parents intérimaires » tandis que Darren Schell témoigne de son expérience de professeur d’anglais à Taiwan.

Par ailleurs, vous pouvez écouter et lire des
paroles d’enfants sur leur papa ou les tendres souvenirs de Gao Lao.


En cette période électorale (Taiwan, France, Etats-Unis…), Li-Chun commente le débat entre les deux candidats à la présidentielle taïwanaise:
Air-conditioned Democracy. Quant à Benoît et Bob, ils analysent respectivement l’acte de voter et la participation citoyenne dans le developpement local. Dans une toute autre partie du monde, Aurélie Kernaleguen présente le problème de la déforestation en Nouvelle Zélande.

Sans oublier notre toute nouvelle homepage où vous pourrez regarder des
éditoriaux filmés de Bob et Mei. Il s’agit encore d’un coup d’essai alors n’hésitez pas à nous faire part de vos remarques !