Affichage des articles dont le libellé est Chine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Chine. Afficher tous les articles

mercredi 21 janvier 2009

Prédictions pour l'année du bœuf

L'année du bœuf commence samedi. Qu'elle vous soit propice !
Sur eRenlai vous trouverez un édito vidéo en français de Benoît Vermander qui se risque à émettre trois prédictions pour la Chine au seuil de cette année.

http://www.erenlai.com/index.php?aid=2184&lan=3

mardi 15 janvier 2008

Taiwan perd un autre allié

Le 27 décembre 2007, le Malawi a officiellement rompu 41 ans de relations diplomatiques avec Taiwan en faveur de la Chine. La décision du gouvernement malawite a suscité une vive réaction de la part du Ministère des Affaires Etrangères taiwanais: "Il est fort regrettable que le gouvernement ainsi que les dirigeants du Malawi renoncent à honorer leurs engagements auprès de notre gouvernement, succombant ainsi à la pression diabolique de la Chine".

C'est en effet un autre coup dur pour Taiwan qui a déjà perdu l'an passé (mois de juin) le soutien diplomatique du Costa Rica. Taiwan ne compte plus maintenant que 23 pays alliés (dont seulement 4 sur le continent africain) contre 170 pour la Chine.

La Chine l'aurait emporté en proposant au Malawi une aide substancielle de 6 milliards de dollars. Le gouvernement chinois mène en effet depuis quelques années une politique conséquente d'investissement en Afrique afin de s'assurer les ressources naturelles du continent ainsi qu'une position politique internationale influente.

L'on peut se demander si Taiwan ne ferait pas mieux de changer de cap, i.e. abandonner sa politique d'alliances mise à rude épreuve ces dernières années et concentrer ses efforts pour devenir membre d'organisations internationales...

Pour en savoir plus sur les relations Chine-Afrique (article en anglais)
http://www.erenlai.com/index.php?aid=599&lan=3

Et si Taiwan abolissait carrément son Ministère des Affaires Etrangères?...
http://www.erenlai.com/index.php?aid=436&lan=3

mardi 27 novembre 2007

Chine brune ou Chine verte?


C'est le titre du nouvel ouvrage de Benoit Vermander paru aux presses de Sciences Po... C'est aussi l'enjeu du développement futur de la Chine qui se pose ainsi en terme de dilemmes pour l'Etat-Parti: comment gérer une crise environnementale indéniable et étroitement liée au phénomène de corruption tout en maintenant le même taux de croissance et de développement?

Le maintien d'un Etat fort et omniprésent (dans ce cas-là, au détriment des libertés civiles) suffit-il à assurer le progrès social et l'objectif de construction d'une "société harmonieuse" ?

Ces deux question apparaissent aussi indissociables du statut de la Chine sur le plan international et de ses relations avec les autre puissances en place.


En fait, il est intéressant de noter que l'auteur se situe aussi dans une perspective européenne pour répondre notamment à cette dernière question (voir la conclusion sur le multilatéralisme Europe-Chine). L'exemple de la manière dont le pays s'est soumis aux conditions assez drastiques imposées lors de son entrée dans l'OMC montre aussi que la Chine peut emprunter la voie d'un développement plus durable et que les nations ainsi que les organisations internationales ont leur rôle à jouer dans l'infléchissement des futures politiques chinoises.


On pourra remarquer au passage que les thèmes abordés par le président français lors de sa visite à Pékin couvrent une partie de ces thématiques notamment celle des responsabilités sur le plan international de la Chine en tant que puissance politique en devenir.


Entretien Live de Benoit Vermander sur le site de l'Express.com
Chronique de C. Makarian

vendredi 9 mars 2007

Mon père a dit....


Enfant, j’aimais me glisser auprès des adultes et écouter leurs conversations. Cela me fascinait, la manière dont certains s’emportaient ou s’exprimaient sur des sujets dont je ne comprenais pas vraiment l’ampleur mais qui me paraissaient tout de même importants car discutés par des adultes. Je me souviens aussi que je prenais tout pour comptant : lorsque l’on est enfant, la vérité sort de la bouche des grands…

Plus tard, j’ai fait moi-même l’expérience de ces conversations à bâtons rompus, où l’on parle de tout et de rien, où l’on développe aussi l’art de parler pour ne rien dire et de parler de ce que l’on ne sait pas (notamment des livres que l’on n’a pas lus1).

Je veux parler ici d’une phrase que j’ai entendue dans la bouche de mon père et qui m’a considérablement marquée car elle me revient parfois à l’esprit. Récemment, nous discutions entre amis des effets du développement économique en Chine et dans le monde : notre point de départ étaient les flashs animations de Sabrina sur l’air, l’eau et les forêts en Chine ainsi qu’un article publié sur Spiegel Online (China's Poison for the Planet 2 Février 2007). Soudain, je me suis souvenue d’avoir entendu un jour mon père dire : « En fait, Mao était un écolo, il a retardé de trente ans le développement économique de la Chine et donc aussi la pollution planétaire que cela engendre… »

Outre le cynisme et le mauvais goût de la plaisanterie, le point de vue reflète aussi l’opinion assez partagée que le développement économique s’accompagne forcément du saccage de la nature (cela ne va sûrement pas rehausser l’éclat de ces propos, mais je me dois d’ajouter que mon père est toujours sobre, c’est d’ailleurs le seul pilier de bar que je connaisse à ne commander que du coca ou du sarsi –le coca chinois-). Depuis l’époque de cette phrase, les mentalités ont changé, les gouvernements aussi. Tout du moins dans les pays qui se sont développés plus tôt. Néanmoins, l’idée d’un développement durable essentiel et non pas seulement accessoire doit continuer à faire son chemin, aussi bien au niveau individuel qu’au niveau national et mondial.

Suggestions du Jour
Climate Change: a Call for World Governance et China's Environmental Challenge
par
Benoit Vermander.

1A ce propos, un psychanalyste, Pierre Bayard, a sorti un livre Comment parler des livres que l’on n’a pas lus, mais je ne peux pas en dire plus…car je ne l’ai pas lu !


lundi 5 mars 2007

La Chine entre 1979 et 1981


Dès que j’ai vu les photos de Yves Nalet sur la Chine entre 1979 et 1981, j’ai immédiatement pensé à mon oncle et à ma tante qui ont vécu en Chine durant exactement la même période ! Ils travaillaient en tant que profs de français dans le centre de langues de l’Université de Tianjin et ils gardent un souvenir inoubliable de cette époque. Je me permets de reproduire ici leur commentaire à propos d’une photo en particulier :

« La photo du parking de bicyclettes nous a rappelé notre première séance au cinéma : on se demandait pourquoi les gens se levaient et sortaient précipitamment avant la fin du film. On a
vite compris…après avoir mis 3 heures à récupérer nos vélos ! »

Selon eux, les photos d’Yves Nalet sont un témoignage d’un temps révolu mais qu’ils ont été contents d’avoir connu.


Suggestions du Jour
China, 1979-1981, photos par Yves Nalet


mardi 27 février 2007

"We" generation!!!



J’adore ma cousine taiwanaise, nous avons le même âge, à quelques mois près, et nous nous entendons bien mais je dois avouer qu’à l’exception de la parenté sanguine, nous n’avons pas grand-chose en commun. En fait, nous nous voyons surtout pour manger et regarder la télévision ensemble. Les premiers mois de mon arrivée à Taiwan, je lui ai bien proposé à plusieurs reprises d’aller voir une expo, de se balader ou d’aller prendre un verre avec des amis ; mais elle a toujours très poliment décliné mes invitations, me répondant que ça ne l’intéresse pas. Même prendre un pot lui semble être le summum de l’ennui… Désespérée, je lui ai demandé ce qu’elle aime faire dans la vie, la réponse a été cinglante : regarder la télévision et voyager. Ne baissant pas les bras, je lui propose alors d’aller au cinéma mais selon elle, cela ne vaut pas la peine, les mêmes films passent à la télé ! Quant aux voyages, elle va régulièrement au Japon, mais je crois que c’est à peu près tout…

Sans parler des sujets politiques, historiques ou même de l’actualité, ma cousine semble afficher un désintérêt profond pour tout ce qui dépasse la sphère du travail et de la famille. De quoi parle-t-elle avec ses amis ? Je l’ignore, en tout cas, quand nous sommes ensemble c’est toujours moi qui pose les questions et j’ai arrêté très vite car je ne suis pas là pour extorquer des aveux.

Je ne veux pas faire mauvaise presse aux jeunes Taiwanais, ma cousine n’est certainement pas représentative de toute la jeunesse de Taiwan. Elle me rappelle néanmoins d’autres taiwanais(es) que j’ai rencontré(es) et qui m’ont paru d’une timidité maladive ainsi que, dans l’ensemble, peu enclins à évoquer des sujets brûlants ou polémiques. Où est passée la « We generation » (génération « Nous ») décrite par le magazine Newsweek l’an dernier ? La « We generation » se compose d’une partie de la jeunesse asiatique active dans la sphère publique : s’investissant dans des actions humanitaires et dans des projets de développement durable par exemple; elle s’oppose ainsi à la « Me generation », caractérisant souvent une partie de la nouvelle jeunesse chinoise sacrifiant tout à la réussite personnelle et à l’argent… Un revirement semble ainsi s’opérer au sein de la jeunesse étudiante notamment !

Suggestions du Jour
Internet and Asia’s “We” generation by Li-chun Lee (June), editor.
Asian Children are bored… by Kailing Wang, editor.
Encounter at Shanghai International University by
Benoit Vermander, chief editor.