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lundi 8 juin 2009

My Only Love

Je l'ignorais totalement mais l'un des clips de Bob Sinclar a été tourné à Taipei dans le plus pur style années 90. C'est tout de même amusant de constater que ça n'a pas tant changé en 10 ans, les jeunes se frôlent toujours pudiquement la main dans le métro en se regardant avec des yeux de veau alangui:

My Only Love de Bob Sinclar
http://www.dailymotion.com/video/k24JgtQdx6s3Ahd2qk

N.B. Les scènes ultra kitsch dans les studios télés ne sont qu'une partie de l'iceberg, voir le début du mini-doc sur KPS (eRenlai): http://www.youtube.com/watch?v=XFOmf7qp6sU

jeudi 23 avril 2009

Une chance sur...

Photo de Roy Berman

Le hasard joue des tours auxquels il est parfois bon de se laisser prendre... Il y a deux mois, à un dîner d'amis, alors que je bavarde avec mon voisin de table, nous nous rendons compte mutuellement que nous habitons sur les deux flancs opposés de la même montagne; en guise de plaisanterie, nous nous proposons de nous retrouver un jour au milieu de cette montagne.

Il y a deux semaines, alors que je me remettais d'un week-end agité par une marche revigorante dans la montagne derrière chez moi, je rencontre précisèment ce même français à l'endroit que nous nous étions dit et sans nous concerter. En même temps, un ami espagnol rencontré à Taipei mais habitant maintenant à Barcelone rencontre dans une fête mon frère en goguette hors de France pour quelques jours... Je ne peux que reprendre le message de mon pote: "le monde est un mouchoir" (el mundo es un panuelo).

En fait les statisticiens et faiseurs de probabilités disent que ces rencontres "improbables" sont de simples coïncidences dûes aux lois des "très grands nombres". Ainsi par exemple, il y a de fortes chances qu'un inconnu rencontré lors d'un voyage connaisse aussi une personne qui vous est familière. Comment cela est-il possible? Mettons que deux personnes lambda connaissent 1000 personnes chacune, sur une population de 50 millions d'habitants, elles ont 1 chance sur 50000 de se connaître; les probabilités augmentent encore davantage qu'elles aient un ami commun (1 sur 50) et il ya 99 chances sur 100 qu'elles soient reliées par une chaîne de deux personnes.

Cependant, ces réponses mathématiques peuvent paraître décevantes au vu de la complexité du réel. Finalement, la manière dont nous interprétons et vivons ces événements a priori fortuits, n'est-elle pas plus intéressante? Faire preuve de scepticisme ne serait une démarche constructive que si nous faisons appel à toutes nos facultés d'analyse...Il en est de même des statistiques dont l'actualité nous abreuve, "privilégier l'usage des chiffres et des statistiques nous rend plus sensibles à la quantité qu'à la qualité" dit Benoît Vermander dans son article (Figures and Reality), "Les statistiques nous font oublier de nous interroger sur la raison des choses".

Ainsi, si nous revenons au cas des corrélations arbitraires, ce n'est peut-être pas le caractère fortuit de la rencontre qui importe, mais les suites de cette rencontre et la manière dont cela influera, ou non, sur ma vie.

vendredi 23 février 2007

“Y’a plus de saisons!”


Et oui pépère, tous les ans c’est à peu près la même rengaine. Il y a quelques années, on attribuait le bouleversement climatique à « El Nino » (sisi, je l’ai entendu plusieurs fois !) et maintenant, à force d’entendre les mêmes remarques météorologiques, devenues des truismes, on ne se soucie même plus de savoir pourquoi il neige en été !

D’ailleurs, Flaubert a aussi épinglé dans son Dictionnaire des idées reçues l’invariabilité de ces propos sur le temps qu’il fait :

« AIR : Toujours se méfier des courants d'air. Invariablement le fond de l'air est en contradiction avec la température ; si elle est chaude, il est froid, et l'inverse. »

De même, je pensais que se plaindre du climat (il fait trop chaud, il fait trop froid, trop gris… trop tout !) était une activité proprement parisienne mais Taipei dont l’hiver est rythmé par la venue des courants froids ou « coldstream » en anglais (寒流han liu en chinois) et l’été par celles des typhons (颱風 taifeng), est également propice au jeu des devinettes météorologiques : « pleuvra ? Pleuvra pas ? Viendra ? Viendra pas ? (en parlant des « coldstream » ainsi que des typhons).

Ce souci universel de connaître le temps qu’il fera est peut-être en fait l’indice le plus saillant de notre rapport à la nature ; habitants des villes et du monde développé en général, nous ne n’observons certes plus tellement les étoiles pour nous diriger dans la nuit ou savoir si le jour suivant sera ensoleillé ou non. En revanche, nous avons encore besoin de prévoir s’il nous faut prendre un parapluie en sortant au cas où…(En fait à Taipei, la question se pose plutôt dans l’autre sens : « est-ce que je peux me passer de parapluie-ombrelle aujourd’hui ? » car s’il ne pleut pas, il fait un soleil de plomb à faire pousser les cheveux à un chauve).

Suggestions du Jour
Benoit Vermander.
Climate Change: a Call for World Governance

Climate Change: The IPCC Experts Report (résumé)
http://www.erenlai.com/index.php?aid=637&lan=3

mercredi 21 février 2007

Taipei


Cela fait presque deux ans que je vis à Taipei. J’aimerais tout d’abord présenter cette ville de façon sommaire, surtout pour mes chers amis qui confondent encore Taiwan et la Thailande ! (Mais enfin, vous n’avez jamais joué avec des GI Joe« Made In Taiwan » !? Il est vrai que ce label tend à être remplacé par « Made in China »…).

Pour aller vite sur les données techniques, je conseille de se référer à l’article « Taiwan » de Wikipédia. Je veux surtout ici vous donner mes impressions personnelles, vues de l’intérieur de la jungle urbaine !

En fait de jungle, Taipei m’a d’abord fait l’effet d’une cuvette verte asphyxiée par le soleil et la fumée des scooters, je ne m’étends pas sur le nombre de deux roues présents dans la ville ; je crois qu’il y a environ deux scooters pour trois habitants (hommes, femmes, enfants, vieillards confondus …). D’ailleurs, ma famille taiwanaise composée de quatre membres totalise déjà à elle seule trois engins ! Taipei est donc une ville où, malgré la densité de la circulation, il faut se déplacer vite, on peut prendre son temps mais en cadence ! Je crois que sur ce point ma famille détient le record : elle consacre une moyenne de 15-20 minutes pour chacun des repas. Ah le rythme de Taipei ! En même temps on s’y fait, et on est aussi parfois bien obligé de ralentir, surtout quand on remonte Roosevelt Road sous un soleil de plomb…

L’autre particularité de Taipei est son aspect un peu provincial : on connaît ses voisins ! Les commerçants du quartier vous saluent (et quelle surprise, ils vous offrent même des bonus comme une botte de coriandre, un peu moisie certes, mais c’est déjà ça…) ; de même, les gens tapent facilement la discute : on fait ainsi facilement des rencontres de toutes sortes, brèves, durables, mémorables…

Suggestions du Jour

Flash animations par Claire Shen, editor.

Rythmic Taipei
http://www.erenlai.com/index.php?aid=303&lan=3

Meeting Taipei
http://www.erenlai.com/index.php?aid=202&lan=3