
Achat online: 'Chinese Christian Texts from the National Library of France'

C'est dans l'adversité que nous découvrons nos faiblesses et nos forces, notre petitesse et notre grandeur. L'homme peut plier et succomber, cependant, selon la formule de Blaise Pascal, "il est un roseau pensant. [...] Quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu'il sait qu'il meurt, et l'avantage que l'univers a sur lui, l'univers n'en sait rien". Ainsi, essayons d'user de toutes nos facultés, pour agir, réagir, formuler nos pensées et les partager... Réfléchissons ainsi avec Benoît Vermander sur les conséquences du typhon Morakot qui a récemment dévasté Taiwan. De même, apprenons-en plus sur l'aide communautaire dans le village de Zhongliao (Taiwan) et, avec Marcos Gava, un nouveau contributeur d'Argentine, imaginons ensemble comment pourraient être recyclés et réhabilités nos déchets électroniques.
Le Focus de ce mois-ci nous invite à prendre les crises que nous affrontons dans leur globalité. Benoît Vermander recourt au mythe d'Hercule et de l'hydre de Lerne pour évoquer l'imbrication des problèmes auxquels est confrontée l'humanité aujourd'hui. Conduits par cette pensée, les contributeurs d'eRenlai font part de leurs idées sur l'amenuisement des terres arables en Chine (Cerise), sur les aspects positifs et négatifs de la titrisation (Felipe Lozano); ou encore, nous vous proposons une lecture de la dernière encyclique papale, Caritas in Veritate, un texte qui devrait intéresser les économistes et les banquiers. Par ailleurs, Nick Coulson expose son intérêt pour le glanage, un concept et une pratique qui semblent pouvoir couper plusieurs têtes de l'hydre à la fois.
Cet été, nous vous invitons à découvrir Taiwan à travers les dessins et croquis du peintre sichuanais Li Jinyuan. Ami de longue date de l’Institut Ricci et d’eRenlai, il a accepté notre invitation et est ainsi venu passer trois semaines sur l’île qu’il a visitée de fond en comble ! Il a été particulièrement inspiré par la côte Est et l’île des Orchidées, par la forêt séculaire d’Alishan, la beauté majestueuse de la montagne de Jade et les scènes urbaines de Taiwan.
étranger. Car il ne s’agit pas seulement d’évoquer l’art de la peinture mais aussi l’interaction culturelle, ce que l’on a ou non en commun… Par ailleurs, Li Jinyuan est avant tout un artiste remarquable et les nombreux croquis qu’il a réalisés durant son voyage sont aussi un superbe cadeau que nous vous offrons pour stimuler votre créativité et nourrir votre inspiration !
n outre, le père André Lefebvre, un jésuite canadien enseignant la psychologie à Taiwan, a compilé sur le thème de la psychologie transpersonnelle une bibliographie gigantesque totalisant plus de 22 000 titres sur plus de 1000 pages. La bibliographie est consultable sur notre site ici.
appel raté à 3 heures du matin, insomnie matinale, essai de traduction d'un texte sur l'amitié
Tititititititiiiiiii.... keurôakeurôa! twoutwou? twoutwoutwou!
Photo de Roy Berman
Le hasard joue des tours auxquels il est parfois bon de se laisser prendre... Il y a deux mois, à un dîner d'amis, alors que je bavarde avec mon voisin de table, nous nous rendons compte mutuellement que nous habitons sur les deux flancs opposés de la même montagne; en guise de plaisanterie, nous nous proposons de nous retrouver un jour au milieu de cette montagne.
Il y a deux semaines, alors que je me remettais d'un week-end agité par une marche revigorante dans la montagne derrière chez moi, je rencontre précisèment ce même français à l'endroit que nous nous étions dit et sans nous concerter. En même temps, un ami espagnol rencontré à Taipei mais habitant maintenant à Barcelone rencontre dans une fête mon frère en goguette hors de France pour quelques jours... Je ne peux que reprendre le message de mon pote: "le monde est un mouchoir" (el mundo es un panuelo).
En fait les statisticiens et faiseurs de probabilités disent que ces rencontres "improbables" sont de simples coïncidences dûes aux lois des "très grands nombres". Ainsi par exemple, il y a de fortes chances qu'un inconnu rencontré lors d'un voyage connaisse aussi une personne qui vous est familière. Comment cela est-il possible? Mettons que deux personnes lambda connaissent 1000 personnes chacune, sur une population de 50 millions d'habitants, elles ont 1 chance sur 50000 de se connaître; les probabilités augmentent encore davantage qu'elles aient un ami commun (1 sur 50) et il ya 99 chances sur 100 qu'elles soient reliées par une chaîne de deux personnes.
Cependant, ces réponses mathématiques peuvent paraître décevantes au vu de la complexité du réel. Finalement, la manière dont nous interprétons et vivons ces événements a priori fortuits, n'est-elle pas plus intéressante? Faire preuve de scepticisme ne serait une démarche constructive que si nous faisons appel à toutes nos facultés d'analyse...Il en est de même des statistiques dont l'actualité nous abreuve, "privilégier l'usage des chiffres et des statistiques nous rend plus sensibles à la quantité qu'à la qualité" dit Benoît Vermander dans son article (Figures and Reality), "Les statistiques nous font oublier de nous interroger sur la raison des choses".
Ainsi, si nous revenons au cas des corrélations arbitraires, ce n'est peut-être pas le caractère fortuit de la rencontre qui importe, mais les suites de cette rencontre et la manière dont cela influera, ou non, sur ma vie.
Au mois d’avril, nous célébrons le pouvoir bénéfique de l’imagination. Qu’il s’agisse du domaine des sciences, des arts ou des mouvements sociaux, rien de nouveau ne peut émerger et encore moins survenir si nous ne sommes pas capables d’imaginer de nouveaux théorèmes, de nouvelles visions, de nouvelles manières d’agir ensemble et de nouveaux rêves pour le futur. En temps de crise, il paraît d’autant plus nécessaire d’imaginer de nouvelles solutions et de nouveaux modes d’action. Aussi le Focus de ce mois-ci est-il dédié à la manière dont certains emploient l’imagination comme force de changement, en Asie en général et à Taiwan en particulier :
La littérature et la science fiction ont souvent anticipé les inventions scientifiques ; Hubert Kilian partage sa vision futuristique de Taiwan, 25 ans après. Moi-même, je raconte l’histoire d’un vieil homme qui fait appel à son imagination pour remplacer sa mémoire perdue.
conception du lien entre identité et apparence : Aimée Hsu est peintre et maîtrise aussi l’art du maquillage, elle nous décrit ici l’art d’appliquer des couleurs sur un visage. Aurélie Kernaléguen est allée enquêter sur la chirurgie esthétique à Taïwan tandis que Wen-chun Kuan nous fait partager l’intimité de ses autoportraits photographiques. De son côté, Alice Lin se demande si la beauté est mathématique et constate que les apparences sont souvent trompeuses quand il s’agit des jeunes asiatiques d’outre-mer.Blog d'une banane